Cher souvenir,de ma triste première histoire d'amour, je tremble quand j'énumère les lettres du clavier une à une après avoir lu ton jolie mot, pourtant aucune larme ne coule, peut être ais-je muri, grandi, suis-je un homme ou encore et toujours au stade philosophique de l'adolescence. Est-ce peut être moi qui ne comprend pas le monde ou lui qui ne me comprend pas, me soupçonne t'il de meurtre, de haine, ou même encore d'hypocrisie assassine, ou suis-je juste un homme plein de haine vexé par sa naïveté cynique.
Je te vois de noir et de blancs, un peu pailletée comme une encre magique qui aurait redessinée mes yeux, ma bouche, mes expressions, mon sourire. Le bonheur, d'un défilé de dessins, d'une fraise rose qui fond tendrement contre une framboise égayée par le rire dansant d'une phrase hilarante. Mais dès l'aube tout n'était plus que poussière, idées mal perçues, comme si les feuilles de l'automne m'avaient couvert les yeux, mon instinct, envahit mon esprit, comme pour marcher sur une corde oubliée. Alors, d'un coups, il revint, mon âme infantile refit surface, comme une course folle à l'épuisement, l'apèsement, d'une autre toi, comme si mon regard, vit le portrait d'un enfant qu'il ne reconnaissait plus. Si attendrissant, qu'il voulu jamais de haine, mais bientôt son regard se troubla, parut plus claire. Son coeur battait fort à tenter de combler, l'espace, insurportablement douloureux.
Malgré tout, l'écho de mon âme c'était amplifié, comme de rajouter une corde à son arc, d'un son plus beau. Je te hais respectueusement, d'un coups fort mais plus doux, j'aimais l'amour et non l'humeur et même si mon coeur reste sensible, mon âme, elle, reste intrépide.
Nous étions tout deux different, reunit d'une force commune, haïr l'explicit, adorés l'implicit. Une nouvelle vie commence, un nouveau toi devance.
Erwan

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